.png)
En inscrivant mes coordonnées ci-dessous, j'accepte de recevoir les dernières actualités de BARA.
Face au refus russe de négocier et à l’enlisement du conflit en Ukraine, les sanctions internationales se durcissent pour affaiblir sans recourir à une escalade militaire directe.
Les hydrocarbures représentent environ 40 % du financement de l’effort de guerre. Les recettes pétro-gazières constituent ainsi le socle budgétaire permettant à la Russie de soutenir ses opérations militaires en Ukraine sur le long terme.
En ciblant extraction, transport et raffinage, les sanctions réduisent les volumes exportés. Cela la contraint à vendre son pétrole avec de forts rabais, diminuant les marges et les recettes fiscales de l’État.
Entre 2022 et 2025, les revenus pétro-gaziers ont été divisés par deux, atteignant leur plus bas niveau depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Cet affaiblissement progressif pourrait contraindre Moscou à revoir sa stratégie, par une érosion lente mais durable de ses capacités économiques et militaires.
Les sanctions américaines contre Rosneft, Lukoil, Gazprom Neft et Surgutneftegaz couvrent près de 95 % des exportations de brut russe, créant un quasi-embargo sur le pétrole à l’échelle mondiale.
Leur portée extraterritoriale dissuade les acteurs tiers. Des raffineurs indiens, chinois et turcs ont ainsi suspendu leurs achats, entraînant une baisse immédiate de 5,3 % des recettes pétrolières russes après leur mise en œuvre.
Pour éviter le plafonnement des prix, la Russie s’appuie sur une flotte fantôme estimée entre 600 et 1 400 navires, souvent anciens, rachetés via des sociétés écrans et enregistrés sous pavillons de complaisance. En septembre 2025, 69 % du pétrole russe exporté par voie maritime transitait par cette flotte, illustrant la dépendance croissante à des circuits juridiquement fragiles.
Les navires multiplient les transbordements en haute mer et manipulent leurs systèmes AIS afin d’échapper aux contrôles internationaux, augmentant les risques d’accidents et de ruptures logistiques. La vétusté et le sous-assurage de ces navires accroissent le risque de marées noires dans des zones sensibles comme la Baltique, la Manche ou la Méditerranée orientale, avec des conséquences environnementales majeures.
Par ailleurs, certains sont soupçonnés d’activités hybrides, notamment de surveillance ou de sabotage d’infrastructures sous-marines, ce qui confère à la flotte fantôme une dimension sécuritaire préoccupante.
La Russie connaît une croissance estimée à seulement +0,6 % en 2025, combinée à une inflation élevée et à un taux directeur maintenu à 16,5 %, ce qui pèse lourdement sur l’investissement et la consommation.
Les secteurs civils comme le BTP, l’automobile ou le charbon déclinent, tandis que le système bancaire, exposé à ces secteurs et donc aux sanctions, devient un facteur supplémentaire de fragilisation économique.
La Russie a réorienté sa stratégie vers l’exploitation des divisions internes à l’Union européenne : discours différenciés à l’égard de certains gouvernements, valorisation de canaux bilatéraux informels et instrumentalisation des débats internes sur l’inflation, l’énergie ou l’aide à l’Ukraine.
Cela se traduit par des campagnes de désinformation ciblant l’opinion publique européenne, la manipulation des flux énergétiques résiduels et des soupçons d’activités hybrides. Cette stratégie cherche à accroître le coût du soutien à l’Ukraine sans confrontation directe, en s'appuyant sur les pays où existent soit une proximité politique, soit une réticence structurelle à l’escalade.
C’est le cas notamment de la Hongrie, dont le gouvernement critique régulièrement les sanctions et bloque ou retarde certaines décisions européennes. Moscou valorise ce positionnement car un seul veto suffit à ralentir la mécanique institutionnelle de l’Union européenne, lui donnant un levier disproportionné à faible coût. De plus, l’Allemagne, l’Italie ou certains États d’Europe centrale ont longtemps dépendu du gaz russe. Même si cette dépendance a fortement reculé, la Russie continue de miser sur les débats internes liés à l’inflation, à l’industrie et au pouvoir d’achat pour alimenter les tensions politiques.
Une étude relayée par des médias russes en exil évalue à environ 219 000 le nombre total de soldats russes morts en trois ans et demi de conflit en Ukraine. À ce bilan humain s’ajoutent plusieurs facteurs structurels : un front étendu sur plus de 1 200 kilomètres, environ 1,5 million de soldats engagés, ainsi que la nature des combats, qui se font par l’emploi d’unités d’infanterie engagées par vagues successives.
Ces pertes se concentrent sur des offensives à forte intensité, souvent menées avec des troupes peu entraînées. Le recours répété à la mobilisation et à des combattants contractuels illustre la difficulté croissante de la Russie à renouveler son capital humain militaire.
Sur le plan territorial, les cartes opérationnelles montrent que la Russie contrôle en 2025 environ 18 % du territoire ukrainien, soit un niveau inférieur à celui atteint en 2022 après les premières offensives. Certaines zones conquises ont été partiellement ou totalement perdues.
Les offensives russes ont permis des gains limités, souvent mesurés en quelques dizaines de kilomètres carrés, au prix de pertes humaines disproportionnées. Cette asymétrie illustre un rendement militaire très faible.
BARA permet à tous les étudiants qui le souhaitent de publier de manière simple. Il vous suffit de vous inscrire sur la page "publier avec nous" puis de nous envoyer votre travail à l'adresse contact@bara-think-tank.com en s'assurant de bien respecter chaque critère pour les différents formats.
Non ! Que cela concerne les baratins, les baragouins ou les analyses, les propos qui y sont tenus n'engagent que leurs auteurs. BARA ne souhaite en aucun cas corroborer ou infirmer ces propos, et ce, même s'ils peuvent faire l'examen d'une vérification avant leur publication.
Oui ! Pour cela, il vous suffit de nous contacter à l'adresse suivante contact@bara-think-tank.com . Vous devrez préciser en objet de votre mail "Retrait" suivi du format de votre écrit (Baratin, Baragouin ou Analyses). Votre mail devra par la suite contenir la référence exacte de la publication.
Non ! Outre la responsabilité de vos propos, publier avec nous ne fait pas de vous un membre de BARA. Vous n'avez pas non plus à publier de manière régulière. BARA offre l'opportunité d'être complètement maître de son activité, chaque étudiant peut choisir son format de publication et son rythme de publication.