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Face au retour des tensions, la France réactive un service militaire pour renforcer sa défense et contrer les menaces russes.
Les dirigeants européens constatent une montée des tensions sur le conflit en Ukraine, que Macron qualifie d’« existentielle ». Ce constat agit comme un déclencheur politique : l’idée d’une Europe durablement protégée par la paix d’après-guerre s’effrite.
À mesure que les conflits hybrides se multiplient, les États membres redécouvrent l’importance de la préparation civile et militaire. L’affirmation « la peur n’évite jamais le danger » accompagne cette volonté de réactiver une culture stratégique.
Le service militaire français revient sous une forme volontaire, en dix mois, réservé aux 18-19 ans. Il reste cantonné au territoire national : aucune projection en extérieur, ce qui permet de rassurer une opinion attachée au principe de protection.
Ce compromis évite le retour de la conscription tout en renforçant les moyens humains. Le gouvernement espère ainsi former 3 000 jeunes en 2026, puis 10 000 en 2030 et 50 000 en 2035, montrant une stratégie progressive d’engagement national.
Les volontaires n’ont pas vocation à remplacer les militaires professionnels, mais à libérer ces derniers des missions de surveillance ou d’appui. L’armée peut ainsi concentrer ses effectifs aguerris sur des missions de première ligne.
Ce modèle « hybride » associe engagés, réserve et professionnels. Inspiré de pays nordiques, il vise à augmenter la résilience militaire française sans renoncer à l’efficacité d’une armée de métier. La réserve devrait alors passer à 80 000 membres en 2030.
L'Allemagne, par exemple, prépare un service basé sur le volontariat, adossé à la possibilité de réactiver la conscription si nécessaire. La Pologne expérimente une formation militaire universelle visant 100 000 volontaires d’ici 2027.
Ces initiatives traduisent une prise de conscience collective : la dissuasion classique ne suffit plus. Une présence citoyenne formée, même minimale, devient un élément de crédibilité stratégique face aux menaces extérieures.
L’idée d’un « patriotisme européen » émerge pour justifier un engagement plus large, notamment en soutien à l’Ukraine. Mais une partie de l’opinion demeure réticente à envisager un conflit impliquant directement la France.
Des initiatives comme le livret « Tous responsables » cherchent à ancrer l’idée qu’un conflit pourrait affecter la vie quotidienne. Cette pédagogie vise à réhabituer les Français à considérer les enjeux de sécurité nationale.
Cette pédagogie vise à surmonter un paradoxe : l’armée reste très populaire, mais les Français demeurent peu habitués à envisager la guerre. Les responsables politiques naviguent entre vérité stratégique et crainte d’affoler.
Le volontariat militaire séduit 74 % des 18-24 ans. Confiance dans l’armée, quête de sens et prise de conscience des menaces expliquent cet engouement. L’adhésion dépasse même 80 % chez les plus de 65 ans d’après le sondage réalisé par Elabe pour BFMTV.
Cette popularité donne au gouvernement une base sociale solide pour renforcer la défense. Mais elle montre aussi un phénomène nouveau : une jeunesse qui, loin du pacifisme attendu, perçoit la sécurité comme un enjeu central de son avenir.
Lesur, A. (2025, 27 novembre). Emmanuel Macron annonce un service national opérationnel dès 2026. Toute l’Europe.
Hoorman, C. (2025, 28 novembre). Un service militaire volontaire pour un nouveau modèle d’armée « hybride ». Le Monde.
Carriat, J. (2025, 28 novembre). Comment l’exécutif tente de préparer l’opinion à l’éventualité d’une guerre. Le Monde.
Lecasble, V. (2025, 27 novembre). Le service militaire plébiscité. LeJournal.info.
Launay, M. (2025, 26 novembre). Europe : le grand retour du service militaire ?. France Culture.
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