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La zone blanche, qui correspond à cette mer de plastique que l’on peut apercevoir depuis les airs, représente la quantité astronomique de serres utilisées pour la production agricole.

Contribuant à nourrir près de 500 millions de personnes tous les ans, cette région au niveau des côtes de l’Andalousie réputée pour son agriculture intensive représente le premier pôle exportateur de produits agricoles du continent européen.
Avec un des climats les plus propices à l’agriculture de toute l’Espagne, bénéficiant d’hivers doux et d’étés chauds mais tempérés, grâce au littoral, la région d’Almeria est la zone parfaite pour faire pousser fruits et légumes, notamment des poivrons, des tomates, des concombres.
C’est pourquoi près de 35 000 hectares de serres recouvrent ce littoral, formant cet “eldorado” de l’agriculture mondial, qui produit tous les ans un chiffre d’affaires d’environ 1,5 Milliards d’euros. C’est ainsi qu’une zone désertique et pauvre s’est peu à peu transformée en une source de revenus inépuisable pour la région d’Almeria, toutefois non sans conséquences.

Une quantité énorme de plastique est nécessaire à la mise en place de ce réseau énorme de serres. C’est pourquoi de nombreuses décharges illégales de plastiques se trouvent dans la région, qui causent une pollution supplémentaire et diminuent la qualité des sols, contaminés par les microplastiques, voire même de la mer d’Alboran. Encore pire lorsque ces grosses quantités de plastiques sont brûlées.
En outre, la production agricole en elle-même nécessite une grande quantité d’engrais de synthèse et de pesticides, qui polluent les sols et sont néfastes pour les travailleurs. La surexploitation des nappes phréatiques a pour conséquences la dégradation de la qualité de l’eau, et l’appauvrissement de l'approvisionnement, que ce soit pour la vie des travailleurs ou la production en elle-même. En somme, une production qui semble difficilement tenable sur le long terme sans conséquences désastreuses pour l’environnement.
Des conditions de travail non régularisées et un salaire qui bien souvent n’arrive même pas au niveau du salaire minimum légal espagnol, voilà la réalité de la vie sous les serres. D’autant plus que le climat atteint parfois des températures difficilement tenables pour les employés, que ce soit dans les serres ou même les habitations précaires dans lesquelles ils sont parfois contraints de vivre.
On estime entre 80 000 et 100 000 le nombre de travailleurs s’occupant des plantations sous les serres, un nombre important certes mais qui varie au long de l’année et des saisons. Malgré le nombre, rares sont les précautions qui sont prises pour améliorer ces conditions de travail, qui sont empirées par l’utilisation massive de pesticides néfastes pour les travailleurs en contact direct avec ces substances.
À ces difficiles conditions de travail s’ajoute le fait qu’une grande partie des travailleurs sont étrangers, mais surtout immigrants illégaux, en provenance du Maroc ou du Sénégal par exemple, en n’ont en réalité pas d’autres choix que de travailler à Almeria. Une situation qui facilite leur exploitation par les entreprises qui possèdent les terres. Les cueilleurs n’ayant pas de papiers et risquant l'expulsion du territoire, alors que la plupart étaient venus chercher une vie meilleure, ils se retrouvent dans une position de faiblesse, rendant quasiment impossible une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Bien que les agriculteurs prônent n’employer que des travailleurs en règle, beaucoup de cueilleurs souffrent de la situation, et ne peuvent se plaindre au vu de leur statut. Malgré les tentatives d’ONG ou de groupes humanitaires d’améliorer la situation, cette dernière reste pour l'instant précaire.
En résumé, la “mer de plastique” ne cesse de s’agrandir, et la production y fructifie d’années en années. Un modèle de serres, qui permet de réduire l’effet des saisons et donc de produire quasiment toute l’année n’importe quels fruits et légumes, un climat et un emplacement favorables à une récolte en continue, le tout grâce à une main d'œuvre exploitable et une non-considération des conséquences environnementales.
Cet “eldorado” de l’agriculture mondiale est en réalité loin d’être un paradis, même si sa rentabilité économique pourrait le laisser penser. Mais cette dernière s’obtient au détriment de dommages irréparables, qui ne semblent pas prêts de s’arrêter au vu de l’importance en termes d’approvisionnement que revêt Almeria.
Carroué, L. (s.d.) El Ejido en Andalousie : une agriculture hyper-productiviste littorale sous une mer de plastique. Disponible à : https://cnes.fr/geoimage/el-ejido-andalousie-une-agriculture-hyper-productiviste-littorale-une-mer-de-plastique?
GEO.fr (s.d.) Espagne : en Andalousie, la vie des sans-papiers. Disponible à : https://photo.geo.fr/espagne-andalousie-sans-papier-40443
ARTE (2024) La mer de plastique d’Almeria. YouTube. Disponible à : https://www.youtube.com/watch?v=obxTOruOXl4
Public Eye (s.d.) La mer de plastique d’Almeria. Un monde sous cellophane. Disponible à : https://www.publiceye.ch/fileadmin/doc/_migration/Lebensmittelindustrie/DB_Agropoly-4_Fiche_Texte_3_Monde_sous_cellophane.pdf?
Échanges & Partenariats (2018) Almeria : mer de plastique. Disponible à :https://volontaires.echanges-partenariats.org/2018/04/25/almeria-mer-de-plastique/?
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